Pour un oui ou pour un non, 2012-2013

Pour un oui ou pour un non, 2012-2013

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Pour un oui ou pour un non
Spectacle théâtral / Theatrical show

Du 15 janvier au 9 février 2013 / January 15 to February 9, 2013

 

Théâtre Prospero, Montréal

1371, rue Ontario Est
Montréal (Québec)


Thomas Corriveau a participé à la production théâtrale Pour un oui ou pour un non, présentée au Théâtre Prospero de Montréal en janvier 2013. Il a produit un grand nombre de séquences de dessins animés à partir de la captation vidéo des deux acteurs principaux, en plans larges ou rapprochés, posant une série de gestes et d’actions réduits à leur plus simple expression. Ces multiples séquences de dessins animés constituent des unités narratives, malléables et interchangeables. Elles ont fait l’objet d’un important processus d’accumulation, d’altération et de mise en boucle et ont par la suite été intégrées au spectacle en suivant diverses stratégies de projection. Les images animées, à l'affût du bouillonnement intérieur des personnages et des mouvements contradictoires qui débordent de leur conscience, font surgir un espace visuel chargé d’intériorité et d’affect, en dialogue avec le jeu théâtral.

Thomas Corriveau took part in the theatrical production Pour un oui ou pour un non, presented at the Prospero Theater in Montreal in January 2013. He produced a large number of animated sequences from the video capture of the two main actors, posing a series of gestures and actions reduced to their most simple expression. These animated sequences are conceived as narrative, malleable and interchangeable units. They were the subject of an important process of accumulation, alteration and looping, and were subsequently integrated into the performance through various strategies of projection. The animated images, on the lookout for the internal bubbling of the characters and the contradictory movements which overflow their consciousness, bring forth a visual space charged with interiority and affect, in dialogue with the theatrical play.


Finale

 

Crédits / credits

Texte / textNathalie Sarraute
Production / productionThéâtre Galiléo
Mise en scène / directionChristiane Pasquier
Premier homme / First ManMarc Béland
Deuxième homme / Second ManVincent Magnat
Voisins / Neighbours : Julie Saint-Pierre et François Trudel

Images animées / animated images
Réalisation, dessin / direction, drawing : Thomas Corriveau
Captation vidéo / video recording : Catherine Béliveau et Lorella Abenavoli
Assistance au dessin / drawing assistant : Marie Dauverné
Assistance au montage / editing assistants : Alice Jarry et David Martineau Lachance
Diffusion vidéo / video projection : Pierre Laniel
Scénographie / scenographyGeneviève Lizotte
Musique / musicJean Derome

Soutien de / support from :
Programme d’aide financière à la recherche et à la création de l’UQAM
Programme études-travail des Services à la vie étudiante de l’UQAM
Grupmuv
HexagramUQAM


Revues / Reviews

“Cette radiographie d’une joute verbale est réglée avec précision et subtilité par Christiane Pasquier qui peut compter sur deux solides acteurs (Marc Béland et Vincent Magnat) pour faire leur cette partition plus complexe qu’elle n’en a l’air. Outre la musique inspirée de Jean Derome, la production met à contribution la scénographie dépouillée, presque clinique, de Geneviève Lizotte : un plateau nu où est planté un seul fauteuil et, à l’arrière-scène, deux grands écrans identiques dont l’un est placé en renfoncement et où seront projetées des images animées de Thomas Corriveau, dont les fins dessins des silhouettes des deux principaux acteurs, soumis à un incessant tremblement jusqu’à se fondre dans une foule indistincte, disent bien l’instabilité des êtres et la fragilité discursive de leur existence.

Gilbert David, “Zones de turbulence”, in Spirale, no 244, 2013, p. 88-90.

 

“Ainsi, ce qui rend cette production novatrice, ce sont les images animées de l’artiste visuel Thomas Corriveau qui, tout au long du spectacle, sont projetées sur deux écrans au fond de la scène. Créées à partir de captations vidéo des acteurs, des silhouettes monochromes non seulement reproduisent littéralement, comme le note la metteure en scène dans le programme, le « tremblement d’écriture de Sarraute », par leur fluidité et le bougé des lignes, mais encore, par leur démultiplication et leur projection en boucle (style propre à l’artiste), représentent le caractère universel du tropisme et la recherche par Sarraute d’une certaine abstraction et d’une anonymisation du personnage. Ces projections, qui tantôt prolongent les mouvements sur scène des acteurs, semblant ainsi se perdre dans la profondeur du champ de l’écran, tantôt figurent des gestes illustrant le texte au sens propre (par exemple pour l’ascension qui reproduit en arrière-plan le récit d’une scène d’escalade) ou au sens figuré (comme un geste de la main pour signifier un mouvement de rejet d’un des interlocuteurs), accompagnent merveilleusement bien le dialogue, et cela sans jamais nous en distraire. En dernière instance, le film animé qui se déroule sur l’écran (bien appuyé par la musique éclectique de Jean Derome) en vient à représenter visuellement le lieu même des tropismes, que le langage ne parviendra jamais qu’imparfaitement à circonscrire.”

Johanne Bénard, “Les gestes du tropisme”, in Jeu : revue de théâtre, no 147, 2013, p.29-31.